Étude de cas · Groupama · Septembre 2026

Un bootcamp échecs et stratégie pour les collaborateurs de Groupama

Une matinée pour 56 collaborateurs, trois intervenants, trois salles en simultané, puis une conférence sur la prise de décision et un temps de questions à trois voix.

56participants
3intervenants
3cours en simultané
½ journéede 9h à 12h
Collaborateurs de Groupama en cours d'échecs, une position projetée à l'écran
Le contexte

Une matinée différente pour les équipes

La direction des ressources humaines de Groupama propose régulièrement à ses collaborateurs des formats originaux. Après la boxe et la magie, elle a choisi les échecs pour une matinée consacrée à la stratégie et à la prise de décision.

Le public était varié : des grands débutants qui n’avaient jamais touché une pièce, des joueurs occasionnels et quelques joueurs confirmés. Au total, 56 participants. L’enjeu était que chacun progresse à son niveau, puis que tout le monde se retrouve pour prendre du recul ensemble.

Événement organisé avec Meet My Mentor, le 30 septembre 2026 à Paris.

Le dispositif

Trois intervenants, trois salles, trois niveaux

Après une introduction commune, les participants se sont répartis par niveau. Les trois cours se sont déroulés en même temps, chacun avec son intervenant.

Salle 1 · Initiation

Antoine Beaufils

Fondateur de 64 Squares, plus de 7 000 heures de cours

Dix-sept grands débutants : les règles, le roque, les premiers mats et les principes d’ouverture, jusqu’à leur première partie complète.

Salle 2 · Intermédiaire

Daiane

Championne du Brésil

Pour ceux qui connaissaient les règles : jeu encadré, situations à thème et premiers réflexes tactiques.

Salle 3 · Avancé

Michael Hajage

Joueur classé plus de 2100 Elo FIDE

Pour les joueurs confirmés : parties commentées, calcul et plans de jeu, analysés à voix haute.

Zoom sur la salle d’initiation

De zéro à la première partie en une heure quarante

Dix-sept participants avaient choisi la salle des grands débutants. L’objectif annoncé était simple : repartir en connaissant les règles et prêt à jouer ses premières parties.

Le cours est parti des bases : le nom des pièces, leur déplacement, le roque et la promotion. Puis les premiers mats, d’abord avec la dame, puis avec les tours, chaque participant cherchant le coup gagnant sur l’écran avant de le jouer sur son échiquier. Venaient ensuite les principes d’ouverture : sortir ses pièces, roquer tôt, contrôler le centre.

Le cours s’est terminé par une première partie complète entre participants. À la question « qu’avez-vous ressenti ? », la réponse est revenue plusieurs fois : c’était stressant. C’est exactement ce dont la conférence allait parler quelques minutes plus tard.

Le déroulé

Une matinée rythmée

Programme réalisé le jour J.

  1. 9h00

    Introduction commune

    Présentation des trois intervenants, constitution des groupes de niveau et une consigne pour la matinée : repérer le moment où l’on hésite.

  2. 9h10 à 10h50

    Trois cours en simultané

    Cours par niveau, jeu libre, situations à thème et parties commentées, dans trois salles.

  3. 11h00

    Conférence « Cinq façons de décider »

    Vingt minutes pour relier ce que chacun venait de vivre sur l’échiquier aux décisions du quotidien.

  4. 11h20 à 12h00

    Questions-réponses à trois voix

    Quarante minutes d’échanges avec les trois intervenants.

La conférence

Cinq façons de décider

Chaque participant avait pris une centaine de décisions dans la matinée. La conférence d’Antoine Beaufils a mis des mots dessus, à partir de positions jouées dans les salles.

  1. ModéliserLe barème est extrêmement utile. Et il est faux.
  2. AnticiperRien n’est gratuit, tout est différé.
  3. ArbitrerNe rien risquer est un choix comme les autres. Il a un prix.
  4. DéciderDécider, c’est aussi décider quand on arrête de calculer.
  5. ExpliquerExpliquer un raisonnement, c’est le rendre lisible pour quelqu’un qui ne pourrait pas le trouver.
Questions-réponses

Trois intervenants, trois regards

Le temps de questions a été l’un des moments forts de la matinée. Les trois intervenants y ont répondu ensemble : un enseignant et conférencier, une championne du Brésil et un joueur classé plus de 2100 Elo FIDE. Sur chaque question, les participants ont entendu trois expériences différentes.

Gérer le stressFaire confiance à son intuitionQuel niveau peut-on atteindre ?Les femmes et les échecsCe qui se transfère dans la vie

En clôture, la direction des ressources humaines a remercié les trois intervenants et souligné l’intérêt suscité, visible dans le nombre de questions.

Les trois intervenants de 64 Squares répondent aux questions des collaborateurs de Groupama
Ce qui s’est dit

Quatre questions, trois réponses à chaque fois

Comment gérer le stress pendant une partie ?

Le stress vient souvent de la pression que l’on se met soi-même, plus que de l’adversaire. Paradoxalement, on est plus détendu face à un joueur bien plus fort, parce qu’on n’a rien à perdre. Les intervenants ont partagé leurs propres façons de s’y préparer, comme on se prépare à un examen ou à une présentation importante.

Faut-il faire confiance à son intuition ?

Chez les joueurs expérimentés, le premier coup qui vient à l’esprit est le bon dans environ neuf cas sur dix. Le calcul sert surtout à vérifier, et à repérer le dixième cas, celui où l’intuition se trompe. L’expérience consiste précisément à nourrir cette intuition.

Quel niveau peut-on atteindre en commençant adulte ?

Avec un peu de travail régulier, tout le monde peut atteindre un niveau solide et prendre beaucoup de plaisir à jouer. Le très haut niveau, en revanche, demande de commencer très jeune. Les trois intervenants, aux parcours différents, ont chacun illustré ce que la pratique régulière apporte.

Pourquoi voit-on si peu de femmes au plus haut niveau ?

Les tournois sont ouverts à tous, et les catégories féminines existent pour encourager la pratique. Les filles rivalisent avec les garçons chez les jeunes, puis beaucoup arrêtent à l’âge des études. Daiane a partagé son propre parcours de championne, et la direction des ressources humaines a fait le parallèle avec les enjeux d’égalité en entreprise.

Le retour de Groupama
« Nous sommes vraiment ravies de ce très bel événement : le format était à la fois original, ludique et très réussi. C’était un vrai plaisir de collaborer avec Antoine, Michael et Daiane sur ce bootcamp Échecs et Stratégie. »
L’équipe RH de Groupama, au lendemain de l’événement
Après l’événement

Une fiche mémo pour chaque participant

Chacun est reparti avec une page récapitulative pour continuer à jouer :

  • Les cinq façons de décider vues dans la matinée
  • Le barème des pièces, utile et imparfait
  • Trois réflexes pour ne pas perdre en dix coups
  • Où jouer gratuitement et quoi lire ou écouter pour aller plus loin
Partie d'échecs entre collaborateurs pendant le bootcamp Groupama
Ce que nous en retenons

Les clés d’un bootcamp réussi

1

Des groupes de niveau

Personne ne s’ennuie et personne ne décroche. Trois salles et trois intervenants, c’est ce qui rend possible un groupe de 56 personnes aux niveaux très différents.

2

La pratique avant le discours

La conférence arrive après le jeu. Chacun vient de vivre ce dont on parle : les idées s’ancrent dans une expérience concrète.

3

Plusieurs voix pour répondre

Trois profils différents donnent trois éclairages sur chaque question. Les échanges ont duré quarante minutes.

4

Un souvenir à emporter

La fiche mémo prolonge la matinée et donne envie de continuer à jouer, seul ou entre collègues.

En images

La matinée chez Groupama

Conférence échecs et décision devant les collaborateurs de GroupamaAntoine Beaufils pendant la conférence Cinq façons de déciderCollaborateurs de Groupama pendant la conférence
Questions fréquentes

Organiser le même format chez vous

Faut-il que les participants sachent jouer ?

Non. Les groupes de niveau permettent d’accueillir aussi bien des grands débutants que des joueurs confirmés.

Combien d’intervenants prévoir ?

Nous comptons en général un intervenant pour vingt participants environ. Pour un petit groupe, un seul intervenant suffit.

De quoi avez-vous besoin sur place ?

Une salle par groupe de niveau, ou une grande salle que l’on peut organiser en espaces, et un écran pour la conférence. Nous apportons tout le matériel d’échecs.

Le format est-il possible en anglais ?

Oui, les cours, la conférence et les questions-réponses peuvent se dérouler en français ou en anglais.

Le même format pour vos équipes

Un bootcamp sur mesure, pour 10 à 100 collaborateurs

Dites-nous la date, le nombre de participants et vos objectifs : nous adaptons le dispositif, le nombre d’intervenants et la conférence à votre entreprise.